Joseph REEVES
43 rue Buffon
Paris 5e
Coresponsable de la chronique « Droit international public, droit des organisations internationales, droit international de l’environnement » à la Revue semestrielle de droit animalier :
https://www.revue-rsda.fr/revue-rsda
Ses enseignements au Muséum et dans l’enseignement supérieur s’articulent autour des grandes branches du droit public. Il assure notamment les cours de droit de l’environnement et de droit administratif des biens, tout en dispensant des enseignements en droit international économique, droit de l’Union européenne et institutions européennes.
Au Muséum
Responsable de l’UE « Introduction au droit et au droit de l’environnement », Master 1, (MNHN)
Responsable de l’EC « Droit de l’environnement approfondi », Master 2, parcours Sociétés et Biodiversité (MNHN)
Coresponsable de l’UE « Outils juridiques et réglementaires en matière de protection de la nature », Master 2, parcours Écologie de la Conservation et Ingénierie écologique : Recherche et Expertise (MNHN, Sorbonne Université, Université Paris-Sud Orsay, AgroParisTech).
Hors Muséum
Responsable du Cours « Droit international de l’environnement », Master 2, Droit international et européen (Université d’Angers)
Responsable du séminaire « Aspects internationaux et européens de droit animalier », Diplôme universitaire de Droit animalier (Université de Brest)
Thèmes partagés secondaires : Mondes vécus
Maître de conférences en droit public au Muséum national d’Histoire naturelle, Joseph Reeves développe au sein de l’UMR PALOC une réflexion critique sur la place du vivant dans la sphère juridique. De ses premiers travaux (Thèse de doctorat : L’animal en droit international public — Université d’Angers et Université de Genève), ses recherches actuelles élargissent la focale pour interroger la structure même de la normativité juridique à l’ère néolibérale.
Ses recherches partent d’un étonnement fondamental : comment le droit, outil par excellence de régulation sociale, peut-il appréhender la complexité des écosystèmes alors que ses structures restent profondément ancrées dans une conception anthropocentrée et patrimoniale du monde ? C’est que le droit ne se contente pas de réguler le rapport à la nature, il le construit à travers une grammaire spécifique : celle de la propriété et de l’avoir. Joseph Reeves analyse comment cette sémantique juridique, historiquement forgée pour sécuriser les échanges marchands, réduit le vivant à une somme de ressources exploitables. Il explore ainsi les mécanismes par lesquels la rationalité libérale « capture » le vivant non humain.
Dans cette perspective, il s’intéresse au dogme propriétaire dans la fabrique technique du droit (standards sanitaires, accords commerciaux, mécanismes de compensation) pour révéler la charge idéologique qu’elle dissimule. Il montre comment des normes d’apparence neutre ou purement gestionnaire agissent comme les vecteurs insidieux d’une vision du monde qui naturalise la marchandisation du vivant et fige des choix de société majeurs.
C’est pour dépasser cette hégémonie du modèle propriétaire qu’il investit les champs du pluralisme juridique et de la personnalité non humaine à la recherche de leviers subversifs capables de fissurer le bloc monolithique de la propriété. Loin de n’être qu’une curiosité théorique, ces concepts sont les clés d’un droit futur qui, s’émancipant de l’obsession de l’appropriation, pourrait enfin accueillir le vivant dans toute sa diversité.
Arènes normatives internationales (ONU, COP), Fabrique du droit international, Dispositifs de régulation globale