Entité de rattachement
Mémoires et futurs possibles
Thème interdisciplinaire de recherche
Changements socio-environnementaux, agriculture, relation sensible au vivant, socio-écosystème, savoirs locaux, Mexique, Chinampas
Spécialité
Anthropologie de l’environnement, ethnologie

Présentation

Thèmes partagés secondaires :  Pluralité et asymétrie des savoirs

 

Présentation

Après un premier master en anthropologie à l’Université Toulouse Jean Jaurès, j’ai intégré le master interdisciplinaire Biodiversité, Écologie et Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle, où je me suis spécialisée en anthropologie de l’environnement. J’ai ainsi adopté une approche en sciences sociales ouverte sur les sciences du vivant, afin d’étudier les relations entre humains et milieux.

Mes terrains en Indonésie et au Sénégal ont fortement orienté mes intérêts scientifiques. À Bali, j’ai étudié l’invention de la tradition à travers l’institutionnalisation d’une pratique artistique populaire, dans un contexte d’affirmation identitaire et de patrimonialisation liée au tourisme de masse. Au Sénégal, je me suis intéressé à l’attachement des populations aux arbres dans un projet de reboisement, afin d’analyser les formes de coexistence entre humains et végétaux et les transformations liées à la circulation de savoirs, notamment issus du développement. 

Dans le cadre de ma thèse, j’étudie actuellement les chinampas, un système agricole lacustre présent dans la ville Mexico. L’objectif est de comprendre comment ce socio-écosystème s’adapte aux bouleversements de l’anthropocène et de caractériser la dynamique des relations entre humains, biodiversité et urbanité.

 

  • Titre de la thèse : Cultiver avec le vivant : ethnographie des chinampas de Mexico en contexte de mutations socio-environnementales 
     
  • Résumé de la thèse : 

Ma thèse porte sur les transformations des relations entre humains et environnement au sein des chinampas de Mexico, systèmes agricoles lacustres hérités de l’époque préhispanique, aujourd’hui enclavés dans le tissu urbain. Fortement anthropisés, ces paysages abritent une biodiversité exceptionnelle — près de 11 % de la biodiversité mexicaine — témoignant d’une longue cohabitation entre humains et autres qu’humains, fondée sur des pratiques historiques de soin et d’entretien du milieu. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, les chinampas constituent ainsi des socio-écosystèmes où s’articulent agriculture, urbanité, biodiversité et savoirs écologiques locaux.

Cette recherche analyse la manière dont ces espaces s’ajustent aux changements socio-environnementaux — urbanisation, réchauffement climatique, patrimonialisation, politiques de gestion et de conservation — et comment ces dynamiques reconfigurent les pratiques agricoles, les formes d’attention et de soin au milieu, ainsi que les relations au vivant. Elle s’intéresse également aux interactions entre différents systèmes de savoirs (locaux, scientifiques, institutionnels) et aux conditions de leur circulation.

En suivant conjointement pratiques agricoles, politiques de conservation et initiatives de restauration écologique menées avec les communautés locales, cette thèse étudie comment ces espaces hybrides réinventent les liens entre agriculture, urbanité et biodiversité. Elle met en lumière des cohabitations entre humains et autres-qu’humains inspirantes pour imaginer des futurs nouveaux.

  • Directeur ou directrice de la thèse : Léo Mariani (MNHN - PALOC)
  • Co-direction s’il y en a une : Sarah Bak-Geller Corona (UNAM)
  • Université : MNHN
  • Date de début de la thèse : 1 octobre 2025

 

CV

CV-Émilie Fievet Format (Pdf) - 131.98 Ko

Terrains de recherche

2022-2023 Bali, Indonésie

2024 Ferlo et bassin arachidier, Sénégal

2026-2027 Mexico, Mexique