Colloque : invisibilité sociales, médiatiques et politiques désirées, non désirées, non désirables
Appel à communication
Co-organisé par les laboratoires PALOC (Muséum national d’Histoire naturelle) et GERiiCO (Université de Lille), avec le soutien du GRIPIC (Sorbonne Université),
il se tiendra les 15 et 16 juin 2026 à Paris.
Les propositions de communication sont à adresser jusqu’au 2 février aux adresses suivantes :
laura.verquere[a]univ-lille.fr
joelle.le-marec[a]mnhn.fr
Le phénomène des invisibilités sociales, politiques et médiatiques est étudié dans les sciences humaines et sociales. Il est central pour les mouvements sociaux et son traitement s’inscrit le plus souvent dans une forme d’horizon qui est peu questionné : celui de la visibilité a priori désirable ; le corollaire étant celui de l’invisibilité contre laquelle il faudrait lutter pour obtenir une reconnaissance politique et ainsi peser dans les agendas médiatiques et politiques. Autrement dit, la visibilité dans les scènes d’apparition hégémoniques serait une condition essentielle pour accéder à la reconnaissance par des instances exerçant un pouvoir et ainsi se faire entendre pour, in fine , faire compter sa voix dans les décisions politiques. Ce cadre théorique et médiatique a été renforcé par la numérisation des technologies de communication et d’information, en particulier avec le développement des réseaux sociaux. Cette obsession de la visibilité a nourri la conception d’un espace public où les arguments comptent moins que les dynamiques de positionnement, particulièrement dans le cas des « nouvelles » mobilisations environnementales et sociales (genre, classe, race). Le débat médiatique peut ainsi être réduit à la simple présentation de positions antagonistes.
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